Après avoir arrêté la musique pendant près de vingt ans, Serge Alarcon a retrouvé une guitare à l’été 2020 et s’est remis à composer. Installé aujourd’hui à Pertuis, où il a aménagé son propre home studio, il développe NHIMALIA, un projet de rock alternatif qui compte déjà deux EP et un premier album sorti en janvier 2026. Pour Le Pertuisien, il raconte son parcours, son attachement à la ville et ses projets.
Entretien avec Serge Alarcon
De la guitare retrouvée en 2020 à NHIMALIA
Le Pertuisien : Pour commencer, qui êtes-vous ? Qui est Serge Alarcon et comment est né le projet NHIMALIA ?
Serge Alarcon : Je suis Serge Alarcon, j’ai 45 ans et je suis chef de projet dans l’industrie chimique. Je suis passionné de musique depuis mon enfance. J’ai joué dans plusieurs petits groupes dans ma jeunesse, mais j’ai complètement arrêté la musique vers l’âge de 25 ans : la vie d’adulte ne m’en laissait plus vraiment le temps.
À l’été 2020, chez des amis, il y avait une guitare qui traînait. J’ai joué un peu et, là, j’ai commencé à créer un morceau sorti de nulle part. J’ai très vite ressorti mes vieilles guitares, acheté du matériel d’enregistrement, très bas de gamme au début, et commencé à composer et enregistrer mes premières maquettes.
Depuis, je passe énormément de mon temps libre à composer et enregistrer dans mon home studio, qui a beaucoup évolué depuis.

« À Pertuis, j’ai pu aménager mon espace de travail »
Le Pertuisien : Vous développez aujourd’hui NHIMALIA depuis Pertuis. Quel lien avez-vous avec la ville et quelle place occupe-t-elle dans votre parcours d’artiste ?
Serge Alarcon : Après avoir vécu 17 ans à Aix, je suis venu m’installer à Pertuis avec ma fille. Nous avons très rapidement adoré cette ville.
Ici, il y a plus de proximité, les gens se connaissent, les voisins se connaissent… Tout ce que je n’avais pas à Aix. Je me dis souvent que j’aurais dû venir ici bien avant !
À Pertuis, j’ai pu aménager chez moi un espace de travail où je me sens bien et surtout très inspiré. J’essaie au maximum de travailler localement. Par exemple, mon premier album a été enregistré à Puyvert par Joseph Noia, du studio Upline.

Un premier album après deux EP
Le Pertuisien : Après deux EP, vous avez sorti votre premier album long format en janvier 2026. Qu’est-ce que ce premier album représente pour vous ?
Serge Alarcon : Cela représente le résultat de beaucoup de travail, et donc beaucoup de fierté.
J’avais auparavant sorti deux EP de cinq titres chacun, mais un album long format est différent. On peut se permettre d’y mettre des chansons plus intimes, qui ne seront pas forcément appréciées de tous, mais qui ont pour moi une importance personnelle.
Un univers rock inspiré des années 90
Le Pertuisien : Comment définiriez-vous l’univers musical de NHIMALIA à quelqu’un qui ne connaît pas encore votre projet ?
Serge Alarcon : L’univers NHIMALIA est déjà rock. J’ai grandi dans les années 90 et on écoutait beaucoup de rock américain et anglais. J’ai clairement une inspiration de cette époque.
Mais je pense que ma musique reste très accessible à tous. J’ai des titres plus grand public que d’autres… À découvrir !
Pourquoi « Around The End » ?
Le Pertuisien : Vous avez notamment choisi « Around The End » comme l’un des titres permettant de découvrir l’album. Pourquoi ce morceau en particulier ?
Serge Alarcon : « Around The End » est justement une chanson que je trouve accessible. On y retrouve bien l’univers NHIMALIA avec des guitares saturées, mais la mélodie est jouée avec une guitare acoustique, ce qui la rend plus douce.

Un clip tourné au théâtre de Pertuis
Le Pertuisien : Votre parcours vous a également amené à réaliser des clips à Pertuis, notamment au théâtre. Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait de faire vivre votre projet artistique localement ?
Serge Alarcon : Effectivement, pour mon deuxième EP, le clip de « And You’re Dancing » a été tourné au théâtre de Pertuis en novembre 2022.
Je voulais quelque chose de local. L’EP avait été enregistré en Angleterre et je voulais que quelque chose soit fait « chez moi ».
J’ai cherché un réalisateur d’ici et ai travaillé avec le Pertuisien Jonathan Cita. Lors de la préparation, lorsque je lui ai soumis mes idées pour le clip, je lui ai parlé du théâtre de Pertuis.
Nous avons alors contacté la mairie qui a immédiatement et très gentiment accepté de nous laisser le théâtre pour réaliser ce clip. L’équipe du théâtre était présente et du personnel de la mairie sont venus nous rendre visite.
Tout le monde a été super avec nous et nous avons passé un super moment. J’en garde un souvenir incroyable et suis heureux d’avoir tout fait localement.
Un deuxième album en préparation
Le Pertuisien : Vous travaillez actuellement sur un deuxième album. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce nouveau projet et sur ce qui pourrait évoluer par rapport au premier ?
Serge Alarcon : Oui, je travaille sur un deuxième album. Les chansons sont quasiment prêtes.
Sélectionner les chansons à mettre sur un album est difficile… Il faut réussir à savoir quelle chanson plaira plus qu’une autre.
Pour cet album, j’ai prévu de faire l’enregistrement et le mixage chez moi, à Pertuis. Le mastering se fera en Angleterre, pour garder cette touche rock anglais qui représente ma musique.
« Il y a des artistes à Pertuis »
Le Pertuisien : Enfin, qu’aimeriez-vous que les Pertuisiens découvrent ou retiennent de NHIMALIA ?
Serge Alarcon : J’aimerais que les Pertuisiens se rendent compte qu’il y a des artistes à Pertuis.
Et je serai heureux qu’ils écoutent et aiment ma musique, car si on crée de la musique, c’est avant tout pour qu’elle soit écoutée.
Découvrir NHIMALIA
Les différents titres de NHIMALIA sont disponibles sur les principales plateformes musicales. L’artiste partage également ses clips et son actualité sur les réseaux sociaux.








